Prendre de la masse sans se transformer en boudin dans le jean, c’est la vraie question derrière le mot gainer. Beaucoup de sportifs poussent en musculation depuis des mois, mangent plus, ajoutent des compléments alimentaires et ne voient pas le gain de poids espéré. D’autres, au contraire, gonflent vite… mais surtout au niveau du ventre.
Entre un lean gainer autour de 300 kcal par shaker et un hard gainer qui dépasse 1 200 kcal, le fossé est énorme. Le choix ne se fait pas sur la plus belle étiquette, mais sur votre métabolisme, vos séances et votre assiette.
Ce guide s’appuie sur un comparatif gainer limité à des produits concrets, disponibles en France, avec un minimum de recul via les avis clients. Pas question de réciter des fiches marketing. Les références Bulk, MyProtein, Optimum Nutrition ou Decathlon sont décortiquées de façon technique mais lisible : calories par dose, ratio protéines/glucides, prix au kilo réel, densité calorique par euro, retour des utilisateurs.
L’objectif est simple : relier chaque type de produit à un profil précis, de l’ectomorphe sec comme un coup de trique au pratiquant qui stocke au moindre excès.
Au fil de l’article, on suit aussi un fil conducteur concret, celui d’un jeune homme de 23 ans, 1,82 m pour 68 kg, joueur de basket amateur et adepte de musculation. Il a déjà testé un hard gainer choisi au hasard et a surtout gagné une digestion compliquée. Son cas illustre une chose : un gainer mal choisi se retourne vite contre vous.
Ici, chaque section pousse vers une décision pratique : quel type de gainer, quelle référence possible, comment le doser et, surtout, quand il vaut mieux s’en passer pour rester cohérent avec une nutrition sportive sérieuse.
En bref
- Le meilleur gainer n’est pas universel : il dépend de votre facilité à prendre du poids, de votre volume d’entraînement et de vos apports actuels.
- Trois familles existent : lean gainer (prise de masse plus « propre »), gainer classique, hard gainer ultra-calorique pour les métabolismes très rapides.
- Notre avis gainer en 4 références clés : Bulk Mass Gainer, Bulk Gainer Lean, MyProtein Weight Gainer, Optimum Nutrition Serious Mass.
- Le prix gainer se juge au kilo et par calorie utile, pas seulement à l’étiquette : certains sacs pas chers sont surtout remplis de sucres.
- Un gainer reste un complément : sans entraînement de musculation sérieux ni surplus calorique global maîtrisé, il sert surtout à épaissir le tour de taille.
Quel gainer choisir pour la prise de masse selon votre profil et votre métabolisme
Avant de plonger dans un tableau de scores ou des notes sur 10, il faut poser la question que Max n’avait jamais prise au sérieux : comment son corps réagit quand il augmente les calories. Certains athlètes prennent 2 kg en un mois dès qu’ils montent un peu le riz et l’huile d’olive. D’autres, comme lui, enchaînent les assiettes et restent fil de fer. C’est ce simple constat qui oriente le choix entre lean, classique et hard gainer.

On peut schématiser trois profils. Le pratiquant « ectomorphe » mange beaucoup sans réel gain de poids, avec parfois un appétit qui plafonne. Le « bon gros métabolisme moyen » grossit modérément, surtout si l’entraînement de musculation est carré. Enfin, celui qui stocke au moindre écart voit son ventre réagir plus vite que ses bras. Chacun n’a pas le même intérêt à balancer 1 000 kcal liquides dans un shaker.
Pour l’ectomorphe pur jus, un hard gainer de type Optimum Nutrition Serious Mass a du sens. Une portion peut monter à plus de 1 200 kcal avec une cinquantaine de grammes de protéines. C’est brutal, mais pour quelqu’un qui ne peut pas avaler quatre vrais repas plus deux collations solides, ce format liquide aide à boucler le quota calorique. L’erreur classique consiste à filer ce genre de gainer à un gabarit déjà en surpoids en pensant « prise de masse rapide » : droite au mur.
À l’opposé, le pratiquant qui prend rapidement du gras a plutôt intérêt à viser un lean gainer autour de 300 kcal par dose, avec un ratio protéines/glucides proche de 1:1. C’est l’approche du Bulk Gainer Lean ou de certaines références type Decathlon Muscle Gainer : assez de calories pour soutenir l’entraînement, mais pas la bombe à sucres. Ce type de produit ressemble presque à une whey enrichie en glucides complexes (avoine fine) plutôt qu’à un gainer très sucré.
Entre les deux, la majorité des gens, comme Max, se retrouve sur un terrain intermédiaire. Ils ne grossissent pas à vue d’œil, mais ne sont pas non plus immunisés contre la prise de gras. Le gainer classique aux alentours de 350 à 600 kcal par shaker (Bulk Mass Gainer, MyProtein Weight Gainer) fait alors le lien : un supplément d’énergie franchement supérieur à une simple whey, sans atteindre la démesure des hard gainers.
Un point clef passe souvent à la trappe : un gainer ne remplace pas une mauvaise alimentation. Les protéines doivent venir d’abord des repas, le gainer complète ce qui manque. Un pratiquant qui saute le petit-déjeuner, mange un sandwich à midi, s’entraîne en fin d’après-midi et mise tout sur un gros shaker du soir s’expose autant à la mauvaise digestion qu’aux progrès limités.
Un bon repère consiste à regarder vos courbes de poids sur 4 à 6 semaines. Si, avec une musculation régulière et des repas déjà bien construits, la balance ne bouge pas, gainer classique ou hard gainer peuvent aider. Si, au contraire, le poids grimpe de plus de 0,5 à 1 kg par mois avec déjà un peu trop de gras, un lean gainer, voire une simple whey, suffisent largement. La solution ne se lit pas sur la publicité du fabricant, mais sur votre corps.
Derrière ce premier tri se cache le vrai enjeu : la composition de ces compléments alimentaires. C’est l’objet de la section suivante, qui entre dans le dur des ratios, des types de glucides et des différences entre quatre références phares du marché.

Comparatif gainer 2026 : Bulk, MyProtein, Optimum Nutrition… que valent les références phares
Pour sortir des discours vagues, le plus simple est de mettre les produits côte à côte. Quatre références dominent les discussions et les rayons en France : Bulk Mass Gainer, Bulk Gainer Lean, MyProtein Weight Gainer et Optimum Nutrition Serious Mass. Le comparatif ne s’appuie pas uniquement sur le marketing, mais sur cinq critères pondérés pour obtenir une note sur 10 : prix au kilo, ratio glucides/protéines, densité calorique par euro, goût/mixabilité, avis clients.
Le tableau suivant résume les données clés pour un pratiquant qui prépare sa prise de masse sérieusement. Max, lui, en a profité pour voir que le fameux hard gainer qu’il utilisait ne brillait pas tant que ça en rapport qualité/prix.
| Produit | Kcal / portion | Protéines / portion | Ratio glucides : protéines | Prix moyen au kilo | Note globale /10 | Note clients |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Bulk Mass Gainer | ≈ 574 kcal (155 g) | 42 g | ≈ 2:1 | ≈ 14 €/kg (sac 5 kg) | 7,2/10 | 4,6/5 (≈ 2 420 avis) |
| Bulk Gainer Lean | ≈ 314 kcal (85 g) | 37 g | ≈ 0,9:1 | Plus élevé que Mass Gainer | 7,0/10 | 4,7/5 (≈ 745 avis) |
| MyProtein Weight Gainer | ≈ 388 kcal (100 g) | 30 g | ≈ 1,7:1 | Tarif entrée de gamme | 6,4/10 | 4,1/5 (≈ 271 avis) |
| Optimum Nutrition Serious Mass | ≈ 1 263 kcal (dose pleine) | 50 g | ≈ 5:1 | ≈ 15 à 17 €/kg | 5,4/10 | 4,3/5 (≈ 15 500 avis) |
Ce tableau montre une chose que beaucoup sous-estiment : plus calorique ne veut pas dire « meilleur ». Le Serious Mass est imbattable sur la quantité de calories par shaker, mais son ratio sucre/protéines est très déséquilibré. Il devient logique seulement pour l’ectomorphe qui n’arrive pas à manger assez, pas pour celui qui cherche une prise de masse propre. À l’inverse, Bulk Gainer Lean propose un ratio quasi équilibré, avec des glucides d’avoine ultra-fine et moins de 5 g de lipides, mais un prix gainer plus élevé au kilo.
Le Bulk Mass Gainer se retrouve au milieu : près de 574 kcal par portion, 42 g de protéines et un ratio 2:1 assez cohérent pour une prise de masse « standard ». Son succès tient aussi à un point terre à terre : le meilleur prix au kilo du comparatif, autour de 14 €/kg sur des sacs de 5 kg, avec plus de 2 400 avis clients globalement positifs. Pour un étudiant ou un jeune salarié qui compte ses dépenses, ce critère pèse lourd.
MyProtein Weight Gainer, lui, joue le rôle de porte d’entrée accessible. On est sur environ 388 kcal par portion, 30 g de protéines, un ratio 1,7:1 et un ticket d’entrée financier souvent inférieur aux marques premium françaises. En contrepartie, les avis pointent une qualité aromatique inégale selon les parfums et une base de protéines concentrées qui peuvent gêner les personnes sensibles au lactose. Disons que c’est un bon premier test pour savoir si un gainer vous convient au quotidien.
Une donnée moins visible, mais essentielle, se cache derrière le critère « densité calorique par euro ». Sur ce point, Bulk Mass Gainer et Serious Mass tirent leur épingle du jeu, chacun à sa manière. Le premier parce qu’il offre beaucoup de calories pour un prix contenu, le second parce qu’il concentre énormément d’énergie par dose, malgré un tarif au kilo plus élevé. Pour un athlète avec un budget serré, c’est presque aussi important que le goût.
Tiens, au passage, deux autres références méritent un regard rapide. Le Decathlon Muscle Gainer, mélange whey + avoine autour de 35 € les 1,5 kg, propose une alternative clean avec une note clients solide en magasin. Le Bulk 1000 Gainer, lui, vise clairement les gros mangeurs avec une formule très calorique. Ils ne sont pas intégrés au barème par manque d’avis agrégés équivalents, mais restent des options sérieuses si vous achetez souvent au même endroit.
Une fois le paysage des produits mieux dessiné, reste à comprendre comment les utiliser sans se tirer une balle dans le pied. C’est là que la pratique rattrape la théorie, et que les erreurs classiques surgissent.
Conseils pratiques de nutrition sportive : comment intégrer un gainer sans exploser en gras
La théorie est séduisante : on secoue le shaker, on boit, on prend du muscle. Sur le terrain, la réalité est moins flatteuse. Un gainer mal utilisé finit souvent par se traduire par des poignées d’amour plutôt que par des épaules larges. Max en a fait l’expérience avec un hard gainer pris en plus de repas déjà copieux, sans ajuster les quantités. Résultat : +3 kg en un mois, dont une bonne part de gras et une sensation de lourdeur presque permanente.
La première règle consiste à calculer un minimum ses besoins. Sur un pratiquant de musculation en prise de masse, la littérature scientifique tourne autour de 1,6 à 2,2 g de protéines par kilo de poids de corps. Pour un gabarit de 70 kg, cela donne entre 112 et 154 g de protéines quotidiennes. L’alimentation de base doit déjà en couvrir une bonne partie via les œufs, la viande, les produits laitiers, les légumineuses. Le gainer ne vient combler que ce qui manque, pas remplacer tout le reste.
Ensuite, il faut parler de timing. Max, par exemple, s’est mis à prendre son gainer juste après sa séance de musculation, en fractionnant la dose. Au lieu d’un shaker énorme qui lui retournait l’estomac, il a opté pour une demi-portion 1 heure avant l’entraînement, puis l’autre moitié après. La digestion s’est apaisée, les performances ont légèrement progressé et la balance est montée plus régulièrement, sans à-coups.
Un autre levier souvent négligé est la répartition des glucides dans la journée. Quand le gainer est très chargé en sucres (maltodextrine notamment), le placer au plus près de la séance permet de mieux utiliser cette énergie pour l’effort et la récupération. Pour un lean gainer à base d’avoine, la contrainte est moindre : la libération plus progressive des glucides limite les pics glycémiques, ce qui le rend intéressant aussi en collation éloignée de l’entraînement.
Pour garder les idées claires, on peut résumer les bonnes pratiques en une courte liste, à relire avant de cliquer sur « ajouter au panier » :
- Commencer par une demi-dose pendant une semaine pour tester la digestion et l’impact sur le poids.
- Placer le gainer autour de la séance (avant/après) quand il est riche en glucides rapides, ou en collation si la base est à l’avoine.
- Réduire légèrement les portions de féculents sur un ou deux repas si le total calorique journalier explose.
- Suivre l’évolution du poids et des mensurations toutes les deux semaines pour distinguer prise de masse musculaire et simple gonflette.
Ce suivi basique évite de rester dans le flou. Si le tour de taille augmente beaucoup plus vite que le tour de bras ou de cuisse, la conclusion est limpide : le surplus calorique est trop important ou la musculation pas assez stimulante. Soit le gainer est surdosé, soit la répartition de l’entraînement manque de sérieux.
Il ne faut pas oublier non plus la dimension santé. Un gainer concentré, surtout riche en lactose ou en maltodextrine, peut entraîner des troubles digestifs : ballonnements, diarrhée, reflux. Dans ce cas, deux options existent. Soit la dose est simplement trop élevée et il suffit de la couper en deux. Soit la composition elle-même ne vous convient pas, et le passage à une formule à base d’avoine, ou à une simple whey couplée à de vrais aliments (flocons d’avoine mixés, banane, huile de colza) s’impose.
Entre nous, beaucoup d’athlètes gagneraient à se poser une question avant d’acheter : « ai-je vraiment besoin d’un gainer complet, ou une bonne whey plus quelques aliments simples suffiraient-ils ? » Pour un pratiquant qui prend déjà facilement du poids, cette deuxième option reste souvent plus logique, plus économique et plus contrôlable au niveau digestif. Le gainer complet conserve l’avantage de la praticité quand la journée est chargée, mais ne doit pas devenir une béquille systématique.
Dernier rappel qui fâche parfois : ces conseils ne remplacent pas un avis médical. En cas de pathologie métabolique, de troubles digestifs chroniques ou de régime particulier, un médecin ou un diététicien spécialisé en sport reste la bonne porte d’entrée. Un article, même précis, ne peut pas gérer toutes les spécificités individuelles.
Une fois ce cadre de nutrition sportive posé, il reste à entrer dans les détails du dosage et du choix fin selon les objectifs : prise de masse sèche, volume maximal ou simple soutien calorique ponctuel.
Dosage, erreurs fréquentes et stratégies concrètes pour optimiser votre gain de poids
Après quelques semaines d’utilisation de gainer, deux catégories de sportifs se dessinent. Ceux qui contrôlent leur dose et ajustent selon la balance, et ceux qui versent la cuillère doseuse pleine « parce que c’est indiqué sur le pot ». Les seconds se retrouvent souvent à se plaindre d’une prise de gras trop rapide ou d’un estomac qui dit stop. Max a basculé du premier groupe au second le jour où il a compris que les doses écrites sont rarement individualisées.
Une bonne approche consiste à partir de la dépense énergétique estimée. Un pratiquant de musculation qui s’entraîne 4 fois par semaine, avec un métier plutôt sédentaire, se situe souvent autour de 2 400 à 2 800 kcal par jour. En visant une prise de masse progressive, un surplus de 250 à 400 kcal suffit dans la plupart des cas. Or, un gainer classique fournit déjà 350 à 600 kcal par dose pleine. Pas besoin d’être major de promo en maths pour comprendre qu’une portion entière peut suffire à couvrir ce surplus, sans même toucher au reste de la journée.
Pour la plupart des athlètes, le schéma suivant fonctionne bien au départ :
1) Mesurer les apports habituels sur trois jours, sans changer ses habitudes.
2) Ajouter une demi-portion de gainer (150 à 250 kcal) pendant une semaine.
3) Observer la balance et les sensations, puis monter progressivement jusqu’à une portion pleine uniquement si le gain de poids reste trop faible.
Cette progression graduelle limite les désagréments digestifs et évite de partir tout de suite sur des apports délirants. Max, par exemple, a stabilisé sa prise de masse autour de 0,5 kg par mois avec une simple demi-dose de Bulk Mass Gainer les jours d’entraînement, sans toucher aux jours de repos. C’est moins spectaculaire qu’un +4 kg express, mais beaucoup plus durable.
Les erreurs classiques, elles, reviennent toujours avec les mêmes scénarios :
Un sportif en léger surpoids qui choisit un hard gainer par peur de « ne pas manger assez », alors que son problème est plutôt la qualité des aliments et la régularité de la musculation.
Un pratiquant qui remplace carrément son déjeuner par un gainer, en oubliant que les fibres, les micronutriments et la mastication physique d’un repas ne sont pas optionnels.
Un débutant qui empile whey, BCAA, gainer, créatine, sans avoir posé les bases d’un programme d’entraînement cohérent, persuadé que les compléments alimentaires feront le travail.
La littérature en nutrition sportive rappelle une chose simple mais souvent ignorée : sans travail en résistance suffisant, aucun surplus calorique ne se transforme spontanément en muscle. L’International Society of Sports Nutrition insiste régulièrement sur ce combo entraînement + surplus contrôlé pour améliorer la composition corporelle. Pour le dire plus cash : boire un gainer devant Netflix ne donne pas de pectoraux.
Un autre point de dosage concerne la répartition protéines/glucides. Avec un lean gainer type Bulk Gainer Lean (37 g de protéines pour 314 kcal, ratio proche de 1:1), la portion peut presque compter comme un repas léger sur le plan protéique. À l’inverse, un Serious Mass, avec un ratio 5:1 en faveur des glucides, doit être envisagé comme un gros complément énergétique, et moins comme une source de protéines principale. Cette nuance change la façon d’organiser les autres repas de la journée.
Pour les sportifs qui s’entraînent très tôt ou tard, le gainer peut aussi faire office de solution hybride. Un demi-shaker au lever, complété par un vrai petit-déjeuner plus tard, permet de ne pas s’entraîner le ventre vide. En soirée, une portion ajustée après la séance, suivie d’un dîner riche en aliments bruts (riz, légumes, source de protéines) suffira souvent à couvrir les besoins, sans empiler les calories jusqu’à l’écœurement.
Ce qui ressort des retours de terrain, c’est que ceux qui maîtrisent le mieux leur prise de masse sont ceux qui osent adapter la dose en fonction de la semaine. Semaines lourdes en musculation, éventuellement plus de gainer. Périodes de travail plus légères, moins de compléments. Cette capacité d’ajustement manque cruellement à ceux qui appliquent les recommandations génériques gravées sur l’étiquette.
Une fois ces stratégies en tête, reste à relier tout cela aux profils types et aux marques concrètes. C’est ce que la prochaine section propose, avec des recommandations ciblées selon votre morphologie et votre budget.
Quel gainer précis choisir selon votre morphotype, votre objectif et votre budget
Revenons à Max. Après avoir essuyé les plâtres avec un hard gainer pris au hasard, il a dû se poser les bonnes questions : combien pouvait-il investir par mois, comment réagissait son corps au surplus calorique, et quel était son vrai objectif ? Gagner 8 kg à tout prix pour « remplir le maillot » ou monter progressivement en force tout en gardant un buste sec. Les réponses l’ont orienté vers un gainer classique à prix raisonnable, plutôt qu’un monstre hypercalorique.
Pour un lecteur qui se reconnaît dans son profil, le Bulk Mass Gainer coche beaucoup de cases. Rapport prix au kilo intéressant, 42 g de protéines par portion, assez de calories pour soutenir une prise de masse sans surcharger les sucres. C’est le gainer « tout-terrain » du comparatif, celui qui supporte une utilisation régulière sans nécessiter un budget hors sol. Pour un étudiant ou un jeune actif, c’est souvent le choix le plus logique, quitte à compléter avec quelques aliments bruts si besoin.
Si, au contraire, l’objectif numéro un est la prise de masse sèche, avec une attention particulière à la sangle abdominale, le Bulk Gainer Lean ou une formule équivalente centrée sur l’avoine prennent l’avantage. Apport calorique plus modéré, très bon ratio protéines/glucides, moins de 5 g de lipides par portion, excellente note clients. Le prix gainer au kilo est plus élevé, mais la qualité de la prise de masse, à entraînement équivalent, sera souvent plus satisfaisante pour ceux qui surveillent le moindre pli de peau.
Pour les budgets très serrés, ou ceux qui veulent simplement tester le concept de gainer, MyProtein Weight Gainer reste une option réaliste. On est sur un produit d’entrée à milieu de gamme, avec un ratio correct et un coût d’achat plutôt doux. L’important sera de choisir un parfum dont les avis gainer sont cohérents (certains arômes divisent clairement) et de surveiller la digestion, surtout si la tolérance au lactose n’est pas parfaite.
Enfin, pour le profil véritablement ectomorphe, celui qui, même avec 4 repas solides, ne prend presque rien, le Serious Mass conserve sa place. Pas pour tout le monde, pas tous les jours, mais pour ces sportifs qui brûlent tout et peinent à atteindre leur quota calorique. Là encore, tout se joue sur le dosage : une portion complète quotidiennement peut être de trop pour certains, une demi-dose répartie sur la journée peut suffire.
Il ne faut pas oublier quelques alternatives hybrides, surtout pour les sportifs qui aiment cuisiner un minimum. Certains mélangent whey, flocons d’avoine mixés, banane, lait ou boisson végétale, voire une cuillère d’huile riche en oméga-3. Ce « gainer maison » revient parfois moins cher, permet de contrôler chaque ingrédient, et s’ajuste au gramme près. En revanche, il demande plus d’organisation, ce qui n’est pas la tasse de thé de tout le monde.
Soit dit en passant, un point souvent oublié est le plaisir gustatif. Un gainer, pour avoir une utilité réelle, doit être consommé quasiment tous les jours en phase de prise de masse. Un produit qui donne la nausée après une semaine, même très bien formulé, finira au fond du placard. C’est là que les avis clients sur le goût et la mixabilité prennent du sens. Entre deux produits aux valeurs nutritionnelles proches, celui qui se boit avec plaisir gagnera presque toujours à long terme.
La conclusion provisoire pour Max, et pour beaucoup d’autres, est claire : choisir un gainer, c’est arbitrer entre budget, tolérance digestive, profil de stockage et objectif esthétique ou sportif. Une fois cette décision prise, il reste une dernière étape : répondre aux questions pratiques qui reviennent systématiquement dans les vestiaires et en salle.
Quel gainer choisir pour une prise de masse si je débute la musculation ?
Pour un débutant qui ne connaît pas encore bien sa réaction au surplus calorique, un gainer classique à apport modéré reste le plus raisonnable. Un produit autour de 350 à 600 kcal par dose, avec au moins 25 à 35 g de protéines et un ratio glucides/protéines entre 1,5:1 et 2:1, est un bon point de départ. Le Bulk Mass Gainer ou un équivalent milieu de gamme remplissent ce rôle. L’idée est de surveiller l’évolution du poids sur 4 à 6 semaines, puis d’ajuster la dose plutôt que de foncer directement sur un hard gainer très sucré.
Un gainer est-il indispensable pour la prise de masse en musculation ?
Non, un gainer n’est jamais indispensable. C’est un outil pratique pour atteindre plus facilement un surplus calorique quand l’appétit ou le rythme de vie compliquent les gros repas. Si vous arrivez à couvrir vos besoins avec des aliments bruts (riz, pâtes, pommes de terre, légumineuses, sources de protéines de qualité), une simple whey peut suffire à compléter les protéines. Le gainer devient surtout utile chez les profils très actifs ou très secs qui n’arrivent pas à manger assez en solide.
Comment savoir si mon gainer me fait prendre trop de gras ?
Le meilleur indicateur est l’évolution simultanée du poids et des mensurations. Une prise de 0,3 à 0,7 kg par mois, avec une augmentation du tour de bras et de cuisse plus marquée que celle du tour de taille, reste cohérente. Si la ceinture doit être desserrée de plusieurs crans pendant que les performances stagnent en salle, le surplus calorique est trop important. Dans ce cas, baissez d’abord la dose de gainer (par exemple passer de 1 portion à 1/2), puis réévaluez la situation après deux semaines.
Puis-je prendre un gainer les jours sans entraînement ?
Oui, mais pas forcément à la même dose. Les jours de repos, la dépense énergétique est en général plus basse, surtout si le travail est sédentaire. Garder une petite portion de gainer peut aider à maintenir un surplus modéré en phase de prise de masse, mais la dose utilisée les jours d’entraînement est souvent excessive les jours off. Beaucoup de pratiquants choisissent de réduire de moitié, voire de supprimer le gainer les jours sans séance selon l’évolution de leur poids.
Ces conseils sur les gainers remplacent-ils l’avis d’un professionnel de santé ?
Non. Même si ces recommandations reposent sur l’expérience de terrain et la littérature en nutrition sportive, elles restent générales. En cas de pathologie métabolique, de troubles digestifs, de prise de médicaments ou de situation particulière (adolescent, femme enceinte, personne âgée), l’avis d’un médecin ou d’un diététicien spécialisé en sport est nécessaire avant d’introduire un gainer ou de modifier fortement l’alimentation.
